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Nous sommes réveillés par notre guide adoré à 7h du matin. Quand nous sortons la tête de la tente, on tombe nez à nez avec un indien qui revient de pêcher dans le torrent : il rapporte une truite énorme digne du repas d'un ours (Matt, Sam et Zac, des aussi grosses que ça, vous avez rêvé d'en attraper lors de vos parties de pêche à la main !!!).

Nous déjeunons sur une petite table en bois avant de repartir, un peu moins guillerets que la veille, sur la trace des incas et des caravanes de lamas. Des ponts suspendus au-dessus des rivières enjambent une eau bleu turquoise. Notre guide nous raconte qu'il y a dans ces forêts des ours et des pumas, des vipères bleu et rouge (pour celles-lá, je ne sais pas si il se moquait de nous ou pas), des singes.

Nous marchons tout contre le flanc de la montagne, longeant la rivière que nous avons l'impression d'approcher plusieurs fois. Toute la matinée nous descendons, descendons, sans jamais approcher cette maudite rivière... Lorsque nous la traversons enfin, c'est pour débuter notre première ascension, et tout comme ça descend de façon vertigineuse, ça grimpe terriblement. Ils sont fous ces incas !

Des petits escaliers taillés dans la pierre, perdus dans ces montagnes, des précipices d'un côté, des murs de végétation raides de l'autre... Quelque chose de sauvage dans ces lieux. De temps à autre, de petites habitations, quelques poules et quelques visages humains, des silhouettes colorées d'habits traditionnels...
A midi, nous mangeons près de champs de maïs, de cultures diverses de patates et de rhubarbe, aussi pentus que le reste (les mollets des paysans ici, laisse tomber !), que l'on ne voit que lorsqu'on penche la tête au-dessus du précipice... Et toujours ces montagnes, si hautes, dont on ne voit pas le sommet...
Ce soir-là, nous dormons dans un lieu où il y a juste la place de planter quelques tentes. Quelques mètres de verdure et tout autour le vide... Quelques bananiers qui ont dû se perdre servent de haies à ce lieu particulier.
Nous passons une soirée en guerre contre des hordes de taons qui semblent affectionner les touristes, piqués de partout, un peu moins frileux que la veille et toujours aussi fourbus...
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