le blog de l'Agouti
voyage en Amérique du sud

Menu

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Album photos
Archives
Amis

La carte des lieux visités




«  Janvier 2009  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031 



Rubriques


Liens


Coup de grisou sur les zouzous...

Courte halte à Uyuni, où nous nous avons pu errer dans le Cimetière de trains : lieu où reposent toutes les anciennes machines à vapeur datant de l'âge d'or des chemins de fer boliviens. L'endroit est maintenant laissé à l'abandon  et à la merci des pilleurs de fer. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous prenons un bus de jour qui nous conduit à travers de superbes routes, un poil flippantes, vers la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde, joyau de l'art baroque, une ville qui par le passé a été aussi importante que Paris où Londres, et plus habitée, je veux évidemmemt parler de Potosi et ses fameuses mines d'argent, de cuivre et compagnie. (Quoi vous ne le saviez pas ?)

L'arrivée dans la ville est surprenante, celle-ci est nichée dans un col à plus de 4000 m, et est dominée par le "Cerro Rico", la route passe devant quelques  mines et directement le décor est planté : nous sommes revenus au temps de Germinal.

Dès notre arrivée je ressens un petit malaise. 

On trouve un petit hôtel sympa, un ancien couvent, notre chambre est une ancienne cellule : elles devaient se peler grave les nonnes, car même en été  il fait froid.

Première soirée avec nos amis du Salar et premier symptôme, ca y est je suis malade pour de bon, et je ne dois mon salut qu'à ma petite nonne préférée Ju, qui me bichonne et s'occupe de moi.

Elle arrive même à me trainer le lendemain visiter un autre couvent.

C'est là que les riches envoyaient leur deuxième fille pour les offrir à Dieu (grand privilège), et accessoirement éviter de payer la dot de mariage (somme astronomique pour l'époque). Dans ce couvent on entrait pour ne jamais ressortir, ni même revoir sa famille. Les portes sont lourdes et massives et les pièces sont remplies des dons des familles au couvent : Christs sanglants, à moitié nus, la chevelure faite des cheveux  des filles, coupés à leur arrivée. C'est carrément l'angoisse.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sinon, pendant leur temps libre, elles faisaient des hosties et brodaient des habits religieux. 

Vous pouvez découvrir ci-contre un magnifique gaufrier à hosties :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un vrai travail de conservation est fait dans ce couvent, il faut quand même le dire, et on trouve des reliures en cuir de lama, si si Rachel, vrai de vrai cette fois-ci, datant de 1624 (la plus vieille). Photo à l'appui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le deuxième jour, tout s'est compliqué : Ju est malade aussi. Nous voilà beaux tous les deux... nuit de fièvre, de courbatures et de maux de têtes... Le matin, profitant d'un petit mieux, je pars pour visiter les mines avec Francois. Expérience traumatisante que celle de descendre dans les méandres sans fin d'une mine... Même après avoir donné une cigarette et une gorgée de rhum à Tonton (une divinité, un diable qu'on ne nomme pas, à l'entrée de la mine, recoit des offrandes pour protéger les mineurs), on est toujours pas rassurés... Il fait une chaleur suffocante, les étais sont branlants, par endroits écroulés... Des chariots d'une tonne tirés par trois adolescents dévalent les rails à intervalles réguliers, nous obligeant à nous précipiter dans des petites cavités. Après avoir escaladé une corde de 12 m, nous nous retrouvons dans de petits boyaux, où nous rencontrons les mineurs. Echange de paroles, de dynamite et de coca (que nous avons acheté le matin au marché).

Nous ressortons trois heures plus tard, un brin déphasés...

 

 

Troisième jour, plus que jamais malades, nous visitons la Casa de la Moneda, où l'on frappait les pieces d'argent, de cuivre et de laiton. D'immenses machines et rouages de chêne, venus par bateau, et tirés par des chevaux, laminaient les métaux avant la frappe. On nous raconte l'histoire d'un galion chargé d'une fortune considérable, qui coula aux larges des Antilles au XVII ème siècle (pour ceux que ca intéresserait, on peut se procurer une carte au trésor).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous décidons de fuir l'altitude pour retrouver un peu de souffle. Direction Sucre, la capitale constitutionnelle de Bolivie et autre joyau de l'art baroque (décidément !), pour la suite des aventures...

 


Publié à 09:37, le 2/11/2008, Potosi
Mots clefs :
Commentaires (0) | Ajouter un commentaire | Lien