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Un petit mot, une petite brise andine pour Marie.... On te souhaite un joyeux anniversaire, un bel hiver avec ta petite famille, avant de pouvoir fêter ça ensemble... De belles pensées à Sam, Raphaël et Julie.
Ju et Yvann
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Publié à 12:40, le 20/11/2008, Puno Mots clefs : |
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Retour a La Paz apres tant de jours de quiétude a la campagne... L'altitude de nouveau, la pollution, la grisaille dans cette vallée surpeuplée...

Nous découvrons de nouvelles petites rues, de nouveaux musées, un peu de fiévre pour Julie (pour pas changer !) et de toux pour Yvann.
 
Le musée de la mer nous retrace le temps ou la Bolivie avait un accés a l'océan, avant de se le faire piquer par le Chili. Le musée de l'or est situé dans une sorte de coffre fort géant dans lequel tu rentres pour admirer les trésors incas et tiwanaku. Le musée du folklore nous montre des masques de Carnaval qui rappellent un peu ceux d'Asie... Bref, nous n'avons pas chômé en matiére de musée !

A 2 heures du bus de La Paz se trouvent les ruines de Tiwanaku, célébre dans le monde entier pour sa porte du soleil, que voici, rien que pour vous.

Le peuple Tiwanaku était trés avancé pour l'agriculture et l'astronomie, a tel point que la Bolivie réexpérimente les techniques de cette époque, beaucoup plus rentables que les techniques actuelles. Un dédale de ruines, assez mal conservées et mises en valeur, il faut le dire, d'anciens temples semi souterrains, des statues gigantesques et des protes massives, parmi lesquelles on se proméne. Un drôle d'endroit au milieu d'un désert venté.


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Publié à 10:06, le 17/11/2008, La Paz Mots clefs : |
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C'est plein de courbatures et de douleurs diverses et variées, que nous nous posons un peu a Coroico, petite ville perchée au sommet d'une colline, en bordure de l'Amazonie. Royaume des planteurs de coca et de café, Coroico respire une nonchalance toute antillaise...

Dans cette partie de la Bolivie se sont rassemblées toutes les communautés noires issues de l'esclavage. Pour la petite histoire, on a fait venir des esclaves noirs car l'Eglise venait de reconnaitre que les Indiens avaient une âme, et ne pouvaient donc plus être soumis a l'esclavage...

Nous retrouvons un petit air de Guyane, une douceur dans l'air, et un peu d'humidité !
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Publié à 09:56, le 17/11/2008, Coroico Mots clefs : |
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Lever a 6 h du matin, petit déjeuner succint, avant de partir pour une course folle a travers la montagne. Ce jour la, nous n'avons pas tout compris du deal mais notre guide a voulu nous tuer... Un rythme effrené dés le début de la journée, des mini pauses pour souffler a peine... On a cru un moment que nous étions inscrits a notre insu pour les Olympiades quechua, et que notre guide avait vraiment foi dans nos capacités... On a aussi pensé qu'il était faché avec le porteur, et qu'il voulait lui en faire baver...

Plein de questionnements et d'ampoules, nous avons cheminé a vive allure jusqu'a un endroit tout particulier au milieu de nulle part. Alain, on a trouvé plus ermite que toi !!! La, a plusieurs heures de marche du premier village et de la premiére route, vit un japonais, installé la depuis 1960. Apres avoir parcouru le monde, il a posé ses valises ici, loin de tout, oú il a construit son petit paradis : une maison d'argile entouré d'un jardin ou les prunus brillent sous les rayons du soleil... Depuis 25 ans qu'il n'est pas descendu au village, les seules personnes qu'il croise sont les randonneurs des quatre coins du monde. Sur un livre, il a consigné les villes d'origine de tous ces gens de passage : un véritable atlas dessiné de sa main sur du papier jauni...


Nous quittons ce petit havre pour entreprendre notre ultime descente, celle qui nous achéve... et notre guide toujours dans la compétition ! Nous finissons par voir le bout de ce sentier éprouvant et magique, tout en bas d'une vallée a 1300 m d'altitude.

En attendant un transport local qui doit nous raccompagner jusqu'a Coroico, nous refaisons notre périple, tous les trois avec Philip : des montagnes enneigées des Andes aux champs de café et de coca de la vallée des Yungas...

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Publié à 09:28, le 17/11/2008, Coroico Mots clefs : |
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Nous sommes réveillés par notre guide adoré à 7h du matin. Quand nous sortons la tête de la tente, on tombe nez à nez avec un indien qui revient de pêcher dans le torrent : il rapporte une truite énorme digne du repas d'un ours (Matt, Sam et Zac, des aussi grosses que ça, vous avez rêvé d'en attraper lors de vos parties de pêche à la main !!!).

Nous déjeunons sur une petite table en bois avant de repartir, un peu moins guillerets que la veille, sur la trace des incas et des caravanes de lamas. Des ponts suspendus au-dessus des rivières enjambent une eau bleu turquoise. Notre guide nous raconte qu'il y a dans ces forêts des ours et des pumas, des vipères bleu et rouge (pour celles-lá, je ne sais pas si il se moquait de nous ou pas), des singes.

Nous marchons tout contre le flanc de la montagne, longeant la rivière que nous avons l'impression d'approcher plusieurs fois. Toute la matinée nous descendons, descendons, sans jamais approcher cette maudite rivière... Lorsque nous la traversons enfin, c'est pour débuter notre première ascension, et tout comme ça descend de façon vertigineuse, ça grimpe terriblement. Ils sont fous ces incas !

Des petits escaliers taillés dans la pierre, perdus dans ces montagnes, des précipices d'un côté, des murs de végétation raides de l'autre... Quelque chose de sauvage dans ces lieux. De temps à autre, de petites habitations, quelques poules et quelques visages humains, des silhouettes colorées d'habits traditionnels...
A midi, nous mangeons près de champs de maïs, de cultures diverses de patates et de rhubarbe, aussi pentus que le reste (les mollets des paysans ici, laisse tomber !), que l'on ne voit que lorsqu'on penche la tête au-dessus du précipice... Et toujours ces montagnes, si hautes, dont on ne voit pas le sommet...
Ce soir-là, nous dormons dans un lieu où il y a juste la place de planter quelques tentes. Quelques mètres de verdure et tout autour le vide... Quelques bananiers qui ont dû se perdre servent de haies à ce lieu particulier.
Nous passons une soirée en guerre contre des hordes de taons qui semblent affectionner les touristes, piqués de partout, un peu moins frileux que la veille et toujours aussi fourbus...
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Publié à 11:48, le 11/11/2008, Mots clefs : |
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Rendez-vous à 8h30 en plein centre-ville de La Paz, où nous rencontrons Victor, notre guide, et Sabino, notre porteur, indiens tous les deux, et Philip, un jeune allemand avec qui nous partons pour cette aventure de trois jours à travers les montagnes.
Un mini-bus nous conduit tous les cinq à une heure de route de La Paz, par une petite route en terre qui n'en finit pas de grimper, jusqu'au col de La Cumbre, 4900 m. Il n'y a rien tout autour de nous, où que nous regardions, seulement des montagnes grises et nues, des nuages. Pas une seule plante, pas un seul être humain. On se sent comme sur une autre planète. On distingue le long d'une de ces montagnes, un chemin qui descend dans la vallée. Il ne fait pas si froid que ça, étrangement...

Dès la première heure, on commence à sentir dans nos jambes ce que c'est que d'être un inca ! Nos genoux commencent à souffrir, ça descend vraiment en pente raide. Lorsque nous arrivons dans la vallée vers 12h, nous avons déjà fait 1000 mètres de dénivelé, s'asseoir et se lever sont devenus un supplice !


Nous traversons l'après midi des villages où le temps n'a pas eu d'emprise, des corrals en pierre pour abriter les animaux, des toits de chaume pour abriter les hommes. On ne voit que peu d'êtres humains, les lamas sont moins timides et nous accompagnent tout au long de la journée. Il y a de la brume et une fine bruine nous bat le visage... Des enfants malicieux surgissent un moment du brouillard, comme sortis de nulle part, pour nous suivre en riant quelques centaines de mètres...

En fin d'après midi, le paysage change brusquement, se transforme. Une végétation épaisse et humide, des lichens qui pendent des arbres, des lianes au-dessus de nos têtes. Pour un peu on ne serait pas étonnés de voir apparaître King Kong !!! Des cris d'oiseaux étranges, le bruit au loin d'un torrent de montagne. Et ça descend toujours autant.
Nous finissons par voir apparaître au loin un tout petit village où quelques cheminées fument. Nous arrivons dans une petite vallée humide et froide, au bord de la rivière. Nous plantons la tente près d'un petit pont, dont un panneau indique l'altitude : 2900 m.

Fourbus comme des ânes d'inca, nous passons la soirée à refaire le monde avec Philip, étudiant en sociologie, à boire des infusions de coca et à réajuster nos écharpes...
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Publié à 01:37, le 11/11/2008, Mots clefs : |
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Merci à Alain pour ses oeuvres tendance Andes 2008. Toujours pas d'imitation faciale (mais qui osera ?), mais ces deux dessins, intitulés "Julia dite soeur lamadona" et "Yvann dit lamafia" sont magnifiques et ravissent le jury !
 
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Publié à 05:26, le 10/11/2008, Coroico Mots clefs : |
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Chers amis,
dans le bus de nuit qui nous emmène depuis Sucre jusqu'à La Paz, Julie est tellement fièvreuse que je suis obligé de lui mettre des petites serviettes humides sur le visage toute la nuit... A 5 heures du matin, nous avons un premier aperçu de La Paz, son immensité... son étonnante configuration qui épouse les montagnes, et son altitude : de 3400 m à 4000 m, selon le quartier dans lequel on se trouve.
Ca caille vraiment à 5 h du matin dans une gare routière à cette altitude ! Attendant que les taxis se réveillent, nous sommes emmitoufflés dans tout ce qu'on a dans nos sacs, sur un banc, comme deux clochards.
Dès 6h30 La Paz se réveille, et c'est le bordel !!! Coups de klaxon interminables, coups de sifflet des agents qui s'échinent à mettre de l'ordre dans tout cela.... Les trottoirs sont déjà bondés, c'est gris et angoissant, ça crie de tous les côtés. Nous réussissons à nous frayer un chemin jusqu'à une auberge de jeunesse où tous les routards du monde entier viennent trouver refuge. Et là, à peine arrivés, nous tombons sur Vincent et François (nos amis du désert de sel), que nous avons quitté depuis une semaine ! Juste le temps d'échanger quelques nouvelles car ils sont en partance pour le lac Titicaca.
La Paz, d'apparence, semble ne présenter que peu d'intérêt, tellement tout va vite et dans tous les sens. Prenant le temps d'arpenter les petits rues, nous tombons sur des églises baroques, des petites places bondées de pigeons où des promeneurs prennent le temps de flâner, un bar ("El angelo colonial") où s'entassent des objets de brocante hétéroclites : de vieux appareils photos sur pied, de vieux fusils, des cartes, des affiches du Paris des années 30, des étriers...
Dans une petite rue montante, un musée de la coca, qui relate l'histoire de cette plante si particulière, sa symbolique pour les peuples indigènes, ses déviances avec la drogue, ses extraordinaires vertus médicinales. Dans un coin, un atelier de fabrication de la cocaïne (où il est strictement interdit de prendre des photos !!!). On y apprend que l'inventeur du Coca-Cola est en réalité un français, que le premier cocaïnomane n'est personne d'autre que Sigmund Freud... Dans la cour intérieure, un vieux pressoir en bois pour extraire le jus, une petite rue pavée, une arche en pierre et on se retrouve parmi les bruits assourdissants de la ville.

On ne peut pas aller à La Paz sans passer au marché aux sorcières. Sur des étals en plein air tenus par des indiennes, on trouve des savons qui rendent riches, d'autres qui attirent les clients (visiblement ça marche, la preuve, les gros nazes comme nous y sont !!!), de la poudre de soufre, des pierres magiques, des foetus de lamas séchés, de multiples plantes médicinales... Ca sent l'encens, le minerai et la magie noire... si vous avez des soucis, envoyez-nous vos doléances !
Nous préparons un trek sur le chemin bolivien de l'Inca : el Choro. Trois jours à travers la montagne, départ d'un col à 4900 m, arrivée en climat sub-tropical dans la vallée des Yungas où l'on cultive le café et la coca, à 1300 m. Vivre quelques jours dans le lieu où les Andes se marient à l'Amazonie...
A très vite.
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Publié à 11:03, le 9/11/2008, Mots clefs : |
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Un petit mot pour Céline et Christoph qui attendent un petit bébé pour le mois de Juin... La roue tourne... on pense si fort à vous dans notre froideur bolivienne...
Céline, dommage pour le petit vin de coca qu'on voulait te ramener !!!
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Publié à 08:59, le 9/11/2008, Mots clefs : |
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Chers amis, on fait ce qu'on peut...
Nous voici donc à Sucre, un peu plus à l'est, pas beaucoup plus chaud, toujours aussi baroque... Première nuit dans un hotel bruyant où un groupe de lycéens, un perroquet loquace, de jeunes boliviens borrachos, agrémentent et hantent la nuit de la pauvre Julie fiévreuse... Il fait gris et frais.

En plein centre-ville, un marché hétéroclite, où des antiquités d'argent côtoie des contrefaçons Nike et Vuitton. Des petites mamies font des jus de fruits et des "batidos" (milk-shake) avec des fruits frais. On y trouve des pommes aussi bien que des papayes ou des fraises. Mais où vont-elles chercher tout ça ? Des chiens passent sous les étals, en quête d'une saucisse perdue, qu'ils trouvent la plupart du temps, on peut les voir tirer le plus discrètement possible sur une guirlande de saucisses jusqu'à ce que le propriétaire s'en rende compte... la suite est trop violente, mais ce n'est définitivement pas ici que nous prendrons des kilos !
De grandes églises qui ne sont ouvertes qu'à l'heure de la messe, et tant de pauvreté... Des enfants si petits qui improvisent des travaux quotidiens, comme celui de sauter dans un bus pour crier les destinations à travers la fenêtre, l'espace de quelques minutes, bref pour faire un peu de pub pour le chauffeur... récoltant trois sous selon la générosité du conducteur.

Dans les rues de Sucre, la plupart des bus ont été rachetés au Japon il y a quelques années, et la ville n'a pas pris la peine de repeindre les véhicules, ni de changer les consignes de sécurité affichées à l'intérieur. Tout est donc écrit en japonais. Un petit voyage à travers l'espace...
Nous visitons les musées universitaires, qui ont une superbe collection de peintures du XVIIème, des oeurvres d'art tout de bois et d'argent, du temps de la prospérité de Potosi et Sucre, et bien sûr des céramiques et des momies !

Le soir d'Halloween, nous trainons dans les rues, un paquet de bonbons dans la poche, pour les enfants déguisés. Certains sont très malicieux, et on a quand même un peu flippé !!! En rentrant, nous nous arrêtons dans une épicerie où un homme de 40 ans environ nous accueille en nous serrant la main et en chantant "Vamoooooos todooooos a la casa de Dios" (Allons tous à la maison de Dieu). On devient un peu plus inquiets quand sa mère débarque de l'entrepot en lui répondant "Vamooooos todooooos a la casa de Dios". Houla, doucement, on veut juste de l'eau minérale sans bulles, nous ! Il s'est avéré que le fiston avait quelques soucis psy, et que sa maman s'en occupait très bien en l'intégrant dans le travail de l'épicerie...
Chaque dimanche, dans un tout petit village à 1h30 de Sucre, se tient le marché de Tarabuco, soi-disant le plus grand marché de Bolivie. On y va avec un bus d'avant Jésus-Christ, qui fume et ronfle... Des artisans, des vendeurs de petits pains, de glace, et de gélatine rouge dont les enfants raffolent visiblement mais que nous n'avons pas osé goûter... se rassemblent dans les petits rues du village.


Sur la place du village, une statue imposante et sanguinolente représente un inca arrachant le coeur d'un espagnol : une statue terrifiante. Une marchande nous raconte que lorsqu'elle a été amenée dans le village, les habitants avaient tellement peur qu'ils ont demandé à l'enlever. Mais elle est toujours là...

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Publié à 06:12, le 6/11/2008, Sucre Mots clefs : |
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Chers amis,
Voici pour notre petit concours d'imitations de lama, notre première participante : Patricia (maman d'Yvann), qui nous offre un lama blanc rigolo, avec dans ses yeux deux petits personnages étranges... Saurez-vous les reconnaître ?
Bon, ce n'est pas vraiment une imitation, mais on lui accorde pour son sens artistique !
Yvann.

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Publié à 04:56, le 5/11/2008, Sucre Mots clefs : |
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Au vu des performances de Ju, il m'est venu une idée... : j'offre un magnifique cristal de sel du désert d'Uyuni (véridique, attesté par David), à tous ceux qui nous enverront leurs plus belles imitations de lamas, en photos, à l'adresse mail de Ju. De plus, les photos seront publiées sur le blog. La plus belle d'entre elles recevra un prix spécial à notre retour.
Merci de votre participation. Yvann, président du jury.
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Publié à 11:19, le 2/11/2008, Sucre Mots clefs : |
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Ceci est un cactus potosin (typique de la région de Potosi, pour ceux qui ont suivi...), que l'on appelle "langue de belle-mère". Personnellement, je vois vraiment pas de quoi il s'agit !
Non, je déconne, une petite pensée pour ma belle-maman à moi pour qu'elle ne se fasse pas trop de soucis... JU
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Publié à 11:16, le 2/11/2008, Potosi Mots clefs : |
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Courte halte à Uyuni, où nous nous avons pu errer dans le Cimetière de trains : lieu où reposent toutes les anciennes machines à vapeur datant de l'âge d'or des chemins de fer boliviens. L'endroit est maintenant laissé à l'abandon et à la merci des pilleurs de fer.


Nous prenons un bus de jour qui nous conduit à travers de superbes routes, un poil flippantes, vers la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde, joyau de l'art baroque, une ville qui par le passé a été aussi importante que Paris où Londres, et plus habitée, je veux évidemmemt parler de Potosi et ses fameuses mines d'argent, de cuivre et compagnie. (Quoi vous ne le saviez pas ?)
L'arrivée dans la ville est surprenante, celle-ci est nichée dans un col à plus de 4000 m, et est dominée par le "Cerro Rico", la route passe devant quelques mines et directement le décor est planté : nous sommes revenus au temps de Germinal.
Dès notre arrivée je ressens un petit malaise.
On trouve un petit hôtel sympa, un ancien couvent, notre chambre est une ancienne cellule : elles devaient se peler grave les nonnes, car même en été il fait froid.
Première soirée avec nos amis du Salar et premier symptôme, ca y est je suis malade pour de bon, et je ne dois mon salut qu'à ma petite nonne préférée Ju, qui me bichonne et s'occupe de moi.
Elle arrive même à me trainer le lendemain visiter un autre couvent.
C'est là que les riches envoyaient leur deuxième fille pour les offrir à Dieu (grand privilège), et accessoirement éviter de payer la dot de mariage (somme astronomique pour l'époque). Dans ce couvent on entrait pour ne jamais ressortir, ni même revoir sa famille. Les portes sont lourdes et massives et les pièces sont remplies des dons des familles au couvent : Christs sanglants, à moitié nus, la chevelure faite des cheveux des filles, coupés à leur arrivée. C'est carrément l'angoisse.

Sinon, pendant leur temps libre, elles faisaient des hosties et brodaient des habits religieux.
Vous pouvez découvrir ci-contre un magnifique gaufrier à hosties :

Un vrai travail de conservation est fait dans ce couvent, il faut quand même le dire, et on trouve des reliures en cuir de lama, si si Rachel, vrai de vrai cette fois-ci, datant de 1624 (la plus vieille). Photo à l'appui.

Le deuxième jour, tout s'est compliqué : Ju est malade aussi. Nous voilà beaux tous les deux... nuit de fièvre, de courbatures et de maux de têtes... Le matin, profitant d'un petit mieux, je pars pour visiter les mines avec Francois. Expérience traumatisante que celle de descendre dans les méandres sans fin d'une mine... Même après avoir donné une cigarette et une gorgée de rhum à Tonton (une divinité, un diable qu'on ne nomme pas, à l'entrée de la mine, recoit des offrandes pour protéger les mineurs), on est toujours pas rassurés... Il fait une chaleur suffocante, les étais sont branlants, par endroits écroulés... Des chariots d'une tonne tirés par trois adolescents dévalent les rails à intervalles réguliers, nous obligeant à nous précipiter dans des petites cavités. Après avoir escaladé une corde de 12 m, nous nous retrouvons dans de petits boyaux, où nous rencontrons les mineurs. Echange de paroles, de dynamite et de coca (que nous avons acheté le matin au marché).
Nous ressortons trois heures plus tard, un brin déphasés...
Troisième jour, plus que jamais malades, nous visitons la Casa de la Moneda, où l'on frappait les pieces d'argent, de cuivre et de laiton. D'immenses machines et rouages de chêne, venus par bateau, et tirés par des chevaux, laminaient les métaux avant la frappe. On nous raconte l'histoire d'un galion chargé d'une fortune considérable, qui coula aux larges des Antilles au XVII ème siècle (pour ceux que ca intéresserait, on peut se procurer une carte au trésor).

Nous décidons de fuir l'altitude pour retrouver un peu de souffle. Direction Sucre, la capitale constitutionnelle de Bolivie et autre joyau de l'art baroque (décidément !), pour la suite des aventures...
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Publié à 09:37, le 2/11/2008, Potosi Mots clefs : |
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Levés à quatre heures du matin, ca pèle grave. Nous décollons à la lueur des lampes de poche pour rejoindre le Salar avant le lever du soleil.
Le jour se lève sur cet océan blanc et glacé. On se croirait vraiment en Antarctique.

Au milieu de ce désert de sel, une île où se dressent quelques cabanes en bois et pierre, et des cactus, encore et toujours. Un petit-déjeuner en plein air (il doit faire trois degrés, et encore), servi par notre indienne préférée.

Puis nous partons à la découverte du Salar, sa platitude et son étrangeté.
 
Nous roulons une heure, sans savoir ou nous allons, une heure sans changement de paysage, une heure blanche. Soudain, David s'arrête, sort de la voiture et se met à creuser dans le sel comme s'il s'agissait de glace, pour remonter des cristaux de toute beauté. Nous passons une heure, les mains dans l'eau glacée saturée de sel.


Yvann en ressort tout salé. Première tentative de salaison de l'agouti :

Dernier repas dans un village d'exploitants de sel, qui se servent de camions d'après guerre.
David et Berna (toute triste de nous laisser) nous raccompagnent jusqu'à Uyuni, et nous laissent, hagards, sur une place de marché bruyante, surpeuplée, où la réalité nous rattrape tout d'un coup....

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Publié à 12:41, le 1/11/2008, Salar de Uyuni Mots clefs : |
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Aux premières heures du jour, nous nous retrouvons dans un désert sans fin, où des rochers aux formes étranges semblent être tombés du ciel, transformant cet endroit en une forêt de pierres... Il fait bon. Yvann en profite pour faire quelques pas d'escalade.
 
Sortant du désert, une nouvelle guirlande de lagunes dans un paysage lunaire, et de nouveau nos amis les flamants roses.

A 11 h, première crevaison sous l'oeil impassible de Bernardina.

Vers 12h30, deuxième crevaison, Bernardina toujours aussi peu convaincue.

L'après-midi, sur les routes empierrées et cahotiques, nous évoluons dans un paysage de volcans, et nous sommes obligés de descendre plusieurs fois de la voiture sous peine de ... crevaison ! guidés par notre bonne mère à travers la montagne.

En fin d'après-midi, le paysage est blanc, le Salar est proche. Des champs de sel à perte de vue.

Troisième crevaison, RAS, maintenant on maîtrise la chose : David au cric sous la voiture, Vincent au déboulonnage aidé de Francois, Yvann à la roue de secours, et Ju et Berna en soutien psychologique... Au bord de la ligne de chemin de fer qui réunit Uyuni au Chili, et comme vous pouvez le constater, il n'y a pas grand chose à faire dans le coin.

Petit passage rapide en terre chilienne, où le poste de frontière construit par les militaires ressemble à un château fort coloré (ils s'amusent comme des petits fous, en même temps, vue l'ambiance à des kilomètres à la ronde, tu m'étonnes !).

Dans un petit village au décor larzacien, on peut visiter un endroit nommé Nécropolis (charmant), où des momies d'incas reposent dans leurs grottes de pierre, un peu à l'abri du vent. Ames sensibles, ne pas regarder la photo, c'est flippant. Une sorte de sanctuaire en plein air, d'une richesse archéologique incroyable. Le sol est jonché de poteries multicentenaires. Un héritage historique laissé aux quatre vents.


Un indien nous fait visiter, tout fier, son musée : une cabane d'argile construite de ses mains où s'entassent des ponchos poussiéreux, des bijoux, des pots en terre, des armes. Ce site mériterait une attention plus grande, ca fait un peu mal au coeur.
Après des champs interminables de quinoa , nous arrivons dans notre ultime logement : un hôtel construit presque entièrement en briques de sel (murs, tables, chaises, lits...), et avec du sel par terre qui craque sous la chaussure. Ambiance inuit assurée.

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Publié à 12:29, le 1/11/2008, Salar de Uyuni Mots clefs : |
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Le paysage change l'espace d'un instant quand nous repartons à 8 h du matin. Des lits de rivières moussus, gorgés d'eau... On se croirait chez les ancêtres de Talita. Il fait super beau.

L'instant d'après une lagune sortie de nulle part s'offre à nos yeux, et nos premiers flamants roses.

De lagune en lagune, et de flamant rose en flamant rose, nous passons la matinée dans un environnement presque aquatique. La multitude des couleurs des lagunes s'expliquent par leurs différentes concentrations en borax (blanc), soufre (vert)...

La dernière lagune, la lagune colorada, nous offre un surprenant scintillement de rouge. Les milliers de sacrifices incas ont coloré cette lagune pour l'éternité, et on raconte que celui qui s'y plonge doit craindre le retour de la momie.... n'importe quoi ! En vérité, ce sont des micro-organismes qui naissent et meurent chaque seconde par millions, en expulsant un liquide rouge qui donne cette coloration à l'eau. C'est incroyable.

Près de cette lagune, un petit village au pied d'un volcan. C'est là que nous dormirons. Toujours pas d'eau chaude, mais pas de crevaison aujourd'hui.
Vers 15 h, nous entreprenons tous les quatre, grands malades que nous sommes, l'ascension du volcan. Quatre heures plus tard, nous y sommes. Nous sommes à plus de 5000 m d'altitude. Nous marchons d'un pas lent, les pieds et les mains glacés, une boule de coca au creux des joues. Je manque d'air, les poumons me brûlent. Je hais les gars de m'avoir traîné jusqu'ici...

En souvenir de notre folle ascension, nous construisons un cairn, un petit monticule de pierre, qui marquera notre passage en ces lieux.

Le soir même, nous sommes tous un peu malades. Dodo à 21h, serrés à quatre dans une toute petite pièce glacée.
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Publié à 06:40, le 31/10/2008, Salar de Uyuni Mots clefs : |
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9 h du matin : rencontre avec David, 22 ans, notre guide, et Bernardina, notre cuisinière, une pure mama bolivienne avec la jupe et les deux longues tresses, tout de suite très maternelle avec les gars....
Départ folklorique sur des pistes poussiéreuses en lacet, étroites et caillouteuses, qui grimpent, grimpent. Je ferme les yeux dans les virages (200 m de vide en dessous, c'est jamais très rassurant), les garcons sont morts de rire. Ce départ en trombe vaudra à David le surnom de "Vatanen" pendant toute l'expédition. Je reste convaincue que c'est un grand malade du volant. A 10 h, première galère de voiture... comment voulez vous que je sois rassurée ?

Le paysage est désertique, comme tous les paysages d'altitude que nous avons traversés jusqu'à aujourd'hui. Des cactus, des arbustes qui semblent morts, des formations rocheuses aux noms étranges, des orgues de sable.
Arrivés sur les plateaux, nous commencons à sentir la fraîcheur, une difficulté à respirer aussi.

Première crevaison, nous nous arrêtons dans un endroit improbable où notre "madre" nous prépare à manger.

De tous petits villages parsèment ces montagnes où les lamas sont plus nombreux que les hommes.
Dans un de ces îlots humains au milieu de nulle part, à 6 h de piste de la première ville, Bernardina s'arrête pour apporter du sel et du sucre à sa famille.

Cette même journée se dévoilent à nos yeux les premiers gisements de sel, des cimetières d'animaux qui sont les témoins d'hivers trop rudes, des autruches sauvages ("suris"), des vigognes (sortes de petits lamas sauvages).


En fin de journée, au détour d'une vallée, un village abandonné où les espagnols exploitaient autrefois les incas dans les mines. Lorsque David nous raconte l'histoire de ce "pueblo fantasma", village fantôme maudit, abandonné de tous, où rôdent des ombres la nuit, le jour commence à tomber et quelques frissons nous parcourent l'échine...
 
Nous arrivons à 4855 m d'altitude. On mâche de la coca comme de vrais ruminants d'alpage. Les oreilles bourdonnent.

Nous sommes accueillis par une famille dans un bâtiment des plus sommaires, l'eau est glacée. Le vent souffle entre les joints des carreaux, il n'y a pas de chauffage. Un long couloir nous sert de salle à manger, et le jour perce à travers le plafond de nos chambres...
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Publié à 05:34, le 31/10/2008, Tupiza Mots clefs : |
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Depuis la frontiére jusqu'au point de départ de notre expédition, nous prenons un train qui roule á 40 km/h dans des vallées verdoyantes, traverse des petits villages au bord de riviéres, oú les femmes et les enfants font leur potager en famille.
Nous arrivons en fin de journée á Tupiza, 3000 m d'altitude, point de départ de notre aventure. Juste á temps pour acheter des bonnets avant le départ dans les montagnes...
 
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Publié à 11:18, le 28/10/2008, Villazón Mots clefs : |
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Avant toute narration, on tient á vous prévenir qu'il n'y a pas d'accent grave sur ce clavier bolivien. Merci de votre compréhension. L'auteur.
Derniéres étapes avant la Bolivie, nous visitons les villes de Humahuaca, Abra Pampa (oú il n'y rien á visiter d'ailleurs, et que les guides nomment la Sibérie argentine, pour vous résumer l'ambiance), et La Quiaca. Les chapeaux hauts de forme boliviens apparaissent peu á peu, au détour d'une rue.

Les derniéres heures de voyage avant la frontiére nous offre un paysage désertique angoissant, des pierres et des collines, de la poussiére. Nous sommes sur la Puna, les plateaux andins. Quelques maisons d'argile que bordent des corrals á lamas, un vent incessant sur des arbustes solitaires...
A La Quiaca, ville frontiére, on assiste au spectacle désolant de centaines de personnes (en majorité des femmes et des adolescents) transportant des charges énormes jusqu'au pays voisin. Les taxes de transport de marchandises étant moins élevées pour la traversée de personnes que de véhicules, les camions déchargent les marchandises pour charger les hommes, les plus démunis vivant de ce dysfonctionnement...
Attendant un train pour la Bolivie, nous rencontrons deux francais, Vincent et Francois (désolé pour lui mais le c cédille ne marche pas), qui partent eux aussi pour le Salar d'Uyuni, le plus grand désert de sel du monde... Une expédition de quatre jours avec un guide et une cuisiniére, de bons sacs de couchage et 5000 m d'altitude en prévision... A quatre, ce sera plus rigolo !

A trés vite.
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Publié à 08:56, le 26/10/2008, Humahuaca Mots clefs : |
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